Aretha Franklin: le combat pour l’égalité à travers la musique

La chanteuse Aretha Franklin :

Aretha Louise Franklin est née le 25 mars 1942 à Memphis, dans le Tennessee, un état du sud des Etats-Unis. Elle est une chanteuse américaine de gospel, soul, funk, rhythm and blues et jazz, et musicienne (pianiste) surnommée « The Queen of soul » ou encore « Lady Soul ». Aretha est la fille d’un des plus grands prêcheurs baptistes des États-Unis (C.L. Franklin). Ce dernier a également marché avec Martin Luther King, le plus grand militant des droits civiques. Aretha Franklin a chanté pour les funérailles de Luther King. Cette prestation a été très marquante.

Une chanteuse qui s’est inspirée du label « Motown » :

            Aretha Franklin a passé la majorité de son enfance à Detroit dans le Michigan, la capitale mondiale de la musique Soul. Dans cette ville américaine, a été créée une véritable « usine à tubes » : la Motown, un label avec lequel de nombreuses célébrités telles qu’Edwin Starr ou Marvin Gaye ont signé. Les artistes produits par ce label ont beaucoup inspiré la chanteuse Aretha Franklin.

 

La lutte pour les droits civiques à travers des paroles profondes :

En 1967, Aretha reprend la chanson Respect d’Otis Redding. Aux États-Unis, l’année 1967 est marquée par de nombreuses émeutes raciales qui touchent 128 villes du pays dont Detroit. La répression des policiers fait plus de 80 morts et des milliers de blessés. Cette répression soulève la question de la ségrégation raciale abolie il y a quelques années par le président L.B Johnson mais encore très présente aux États-Unis à cette époque.

A cette époque, la communauté noire américaine remet en cause la ségrégation raciale. Ce mouvement a commencé avec Rosa Parks, militante du mouvement des droits civiques. Elle est connue pour avoir refusé de céder sa place à un homme blanc dans le bus, elle prend par la suite le surnom « mère du mouvement des droits civiques ». Ce mouvement est la lutte des noirs Américain pour mettre fin à la ségrégation raciale et obtenir une égalité entre les noirs et les blancs. Le 2 Juillet 1964, Lyndon B.Johnson signe une loi qui met fin à la discrimination et à la ségrégation pour motif de race. Cependant, en 1965, les marches de Selma sont marquées par des morts tout comme les émeutes de Détroit en 1967. Les Américain blancs ont du mal à accepter cette loi, la population noire est très rarement citée dans les livres scolaires et il y a rarement des histoires positives concernant cette population dans les médias. Une initiative a été prise pour rendre cette minorité plus visible : La fresque « The Wall of Respect » peinte à Chicago en 1967.

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Respect est une chanson d’Otis Redding parue en 1955. Au départ, cette chanson a un caractère sexiste. Dans ses paroles, Otis Redding demande le respect aux femmes lorsque les hommes rentrent à la maison et qu’ils ramènent de l’argent. Par exemple, Otis Redding dit: “All I’m asking, Is for a little respect when I come home” qui signifie: « Tout je demande est pour un peu de respect quand je rentre à la maison »

Quelques années plus tard, Aretha Franklin modifie les paroles et dénonce l’attitude des hommes quand les femmes rentrent à leur domicile. Elle inverse le sens des paroles d’Otis Redding en disant: All I’m askin Is for a little respect when you come home (just a little bit)” qui signifie: “Tout ce que je demande, c’est un peu de respect quand tu rentres à la maison (juste un peu) »
Cette reprise devient l’emblème du féminisme qui, à cette époque, est un combat au même titre que les droits civiques ou la liberté d’expression. Respect retrace l’évolution de la place des femmes dans le monde de la musique, des premières chanteuses blues du début du XXe siècle jusqu’au chanteuses actuelles.

Aretha a souvent prêté ses talents à la cause des droits civiques, elle se place en tête d’une décennie de combat pour les droits civiques.

Cependant, au milieu des années 1970, la musique Soul a perdu une grande partie de sa signification politique et sociale. Les tendances musicales de l’époque reflétaient de nouvelles valeurs et Franklin perdit de son élan.

Nous retiendrons ce message d’optimisme d’Aretha Franklin : « Nous avons tous besoin et méritons tous le respect. Homme ou femme, blanc ou noir. Il est un droit fondamental pour l’homme. »

 

Pauline et Audrey

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1 comment

  1. el-EMounier-92

    très bon article très bien rédigé

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