Petit Bain 4

Chine-Paris à dos de musique

SUJET LIBRE / Histoire d’une rencontre

Groupe Electric Electric et la musique chinoise
Ce soir-là, j’écoutais la musique du groupe, je me sentais léger, je me détachais de tout, je plongeais doucement dans ma terre natale, la Chine, je revoyais des visages familiers, j’entendais sa musique…

La musique chinoise est une forme essentielle de l’art chinois, très ancienne et très variée. Elle s’est développée indépendamment des autres musiques asiatiques, généralement modales (maqâm turco-arabe, dastgâh persan ou râga indien) du fait de l’enfermement de l’Empire du milieu, qui n’a été ni conquis, ni converti à une religion ou une culture. Les Chinois sont demeurés chinois, plus particulièrement des Hans. Malgré la poussée musulmane ou bouddhiste, ils ont su résister et conserver leurs traditions millénaires, au-delà des dissensions politiques. Toutefois, vu l’ampleur du territoire, cette musique englobe des types régionaux fort variés.

Le yayue ( 雅樂 / 雅乐yǎyuè) est l’ancienne musique de Cour chinoise jouée par l’élite des lettrés

Le guyue ( 古樂 / 古乐gǔyuè) est lui aussi une ancienne forme de musique de Cour chinoise sous la dynastie Tang, à Chang’an. Elle se scinde en :

  • ge zhang, le style chanté
  • taoqu, le style instrumental joué par un petit ensemble
  • saoqu, comprenant des pièces instrumentales diverses
  • Instruments à vent

Je me remémorais cela en essayant d’esquisser quelques mouvements.

Impressions de Damien J. 2nde C Eleec.
Lycée Gaston Bachelard Paris 13e, 75, Paris

Petit Bain 2

Zébré

EDITO / Tout d’abord je souhaite remercier Zebrock de nous avoir permis de participer à ce concert d’électro.

Le concert a eu lieu le mercredi 20 mars au Petit Bain. Au début, nous avons rencontré le groupe pendant plus d’une demi-heure, c’était une heure avant le début du concert. L’échange et le jeu de question/réponse nous ont permis d’en savoir plus sur l’histoire du groupe, ses débuts, ses influences et ses orientations futures.

Le concert nous a permis de découvrir un autre style de musique que nous ne connaissions que de nom tellement les préjugés étaient durs et les opinions arrêtés. Notre univers était entièrement occupé par le Rap, notre esprit résonnait du Rap… Rap… Rap… et puis il y a Walid, mon camarade de classe, le messager du Rap, il est là pour rappeler à tous ceux qui osent ou feignent l’oublier que le Rap est tout. Non le Rap n’est pas tout. Le préjugé surmonté, j’ai trouvé le groupe excellent, surtout que celui-ci a eu la bonne idée d’inviter d’autres musiciens. Aujourd’hui, je considère que ce style de musique me convient parfaitement. Le concert s’est déroulé en dernière partie –honneur aux invités oblige- ce qui veut dire que d’autres artistes ont joué pendant la première partie du concert le même style de musique. A présent, j’en garde un très bon souvenir, et si l’occasion se présente, je n’hésiterai pas une seconde pour aller voir ces artistes se produire sur scène.

Ouadie N. 2nde C Eleec
Lycée Gaston Bachelard Paris 13e, 75, Paris

Petit Bain 1

Grand bain dans Le Petit Bain

ARTICLE / Plaisir à la musique, plaisir à la vie
Le mercredi 20 mars au soir, les derniers rayons d’un soleil crépusculaire léchaient nonchalamment le vitrage embué de la piscine flottante Joséphine Baker, c’est le dernier petit bain pour les retardataires parisiens. A côté, les élèves de seconde C posent malicieusement pour une photo souvenir : ils s’apprêtent eux aussi à entrer au Petit Bain, pas pour une séance de natation, non, pour une séance d’écoute, de ravissement, de réveil des sens pour mieux happer les sons et épouser le rythme. La musique totale qui appelle le corps et interpelle l’esprit.

Premier temps : échange avec le groupe Electric Electric

La proximité avec les artistes est plaisante et la conversation intéressante ; les idées arrêtées se dissipent et les clichés doucement s’estompent… et puis cette réelle volonté de tout savoir du groupe, de se l’approprier : le pari est déjà gagné et les réticences désormais dépassées : dans la vie il n’y a pas que le Rap, c’est le message que je martelais sans cesse à certains élèves pour qui le Rap est une clôture, une fin… après le Rap il n’y a rien : épitaphe à graver sur la tombe de la mère musique, heureusement que la question des goûts et des couleurs, ça se discute.

L’ambiance est bon enfant et Hugo C. clôt l’échange avec cette question à l’adresse des artiste : « Où se trouvent les toilettes ? »

Deuxième temps : échauffement avec les artistes de la musique Électro

Nous sommes au Petit Bain pour ungrand bain, le ton est donné dès les premières notes, le rythme tel un torrent envahit les veines et impose les mouvements, les articulations s’assouplissent et les têtes dandinent, les corps sont gouvernés par des gravitations venues d’ailleurs, d’autres mondes, commence alors la rencontre avec les extraterrestres strasbourgeois. Sur la planète de l’électro-strasbourgeois, ils sont connus sous le nom de ‘’Electric. Electric’’. La montée en puissance est vertigineuse, nul étonnement donc quand Ouadie danse avec une chaise…enfin, chacun sa partenaire, d’autres ont dansé avec les loups.

Ce moment de symbiose se prolonge jusqu’à pratiquement minuit, les élèves avaient cours le lendemain, ils devaient donc reprendre le carrosse avant minuit, avant qu’il ne se transforme en citrouille.

Axel Hammas
Lycée Gaston Bachelard Paris 13e, 75, Paris