Concert_Fatal Picards_file-7

Concert Des Fatals Picards _contre-rendu

ARTICLE / Devant la sale du File 7, il faisait froid, j’improvisais un pogo sans musique, je slammais, je rappais, je beat-boxais, je disais et faisais des conneries, bref je voulais oublier le climat. Une dame vient nous ouvrir (surement la propriétaire des lieux) et interrompit mon excitation inutile, quand les Fatals Picard ont débarqués, naturels, décomplexés comme une baffe de daronne tzigane, l’ambiance fade et ennuyeuse s’est transfigurée en spectaculaire séance de questions-réponses, pleine d’ironie et de sarcasme, bien placés, comme j’aime. Les quatre membres du groupe se complètent bien; comme les quatre doigts de la mains d’un pianiste fou qui se serait mangé le cinquième lors d’une exposition d’art contemporain… Et voilà qu’ils nous servent une ribambelle de situations absurdes dans lesquelles se mêlent caricatures de l’artiste Français de base et franchise masquée en fausse modestie masquée en fausse franchise (ça va tu me suis mon lapin ?), à l’aise, l’interview se termine sur une de mes questions « Vous les trouvez comment les gens dans le milieux artistique ? C’est des faux-cul ou pas ? », réponse clair et limpide (PLÉONASME !) « Comme partout… », eux en tout cas, j’en suis persuadé, ne le sont pas, ou juste un peu… comme partout. Puis…Puis…Après un bon repas et quelques shoots dans le bar d’en face, le concert commence. Pendant la première partie; j’harcele le chanteur de « Anti-D », trop consensuel à mon goût (et qui chante faux), avec nombres de mes répliques sortit tout droit du synapse le plus défectueux de mon cortex cérébrale alcoolisé, surtout pour l’ennuyer et parer à mon ennui. Enfin…Ils arrivent, ils sont là les Picards, bon déjà le ton est donné, ils ne se prennent pas au sérieux, ils interagissent avec le public, mais difficile d’interagir avec eux, ils ont trop de répartit. Je décide, pendant qu’ils jouent une de leurs chanson qui font bouger le corps, les tripes et qui remontent les corones, de trouver une zone pour pogoter…Ils n’y en avait pas, entre deux frasques du chanteur, on saute, on lève les bras, main, ect…Et on s’amuse, on décompresse comme des aliénés échappés d’un asile situé au bord d’un lac avec des grillages partout autour, mais… On était peu à le faire avec autant d’enthousiasme, le publique était trop calme. C’est bien…C’est cool…C’est le kiff…Il y avait même un gosse…Un autre gosse, une veille blonde, un vieux avec une veste en cuir…Bref…C’est un melting-pot, mais c’est pas Les Enfoirés non plus…Et c’est pas le Hell-fest non plus. Bref…C’est bon enfant, mais pas trop, c’est bon enfant qui veulent pas trop grandir et devenir des cases qu’on cochent au trésor publique, ou aux Assedics, ou à pole-emplois. Voilà…Les Fatals-Picard, c’est comme Mylen Farmer sous LSD, les Béruriers sous pilules du bonheur, Tryo en pénurie de cannabis, la tête de Matt Pokora sous un rouleau-compresseur, un procès contre les télécommandes.

Karim
Lycée Thibaut de Champagne, Provins, Seine-et-Marne