Philippe, le régisseur

Rencontre avec Philippe, le régisseur

REPORTAGE / Le régisseur qui nous a reçu à Fleury Goutte d’Or, à Barbès pour les « Inouïs du Printemps de Bourges » était Philippe. C’était dans le cadre, du projet « La musique en commun ».

Philippe était un ancien batteur, amateur de rock. Il a une cinquantaine d’années et, est dans le milieu du spectacle et de la musique depuis environ 20 ans. Il a notamment côtoyé des artistes tels que Kery James, S-pri Noir et Dgiz.

Le régisseur est responsable de l’organisation matérielle et logistique d’un concert. De plus, Philippe organise des concerts et des soirées dans le but de développer les jeunes artistes peu connus. Il travaille aussi pour le festival du Printemps de Bourges, créé en 1977 par Daniel Colling, Alain Meilland et Maurice Frot. C’est un festival de musique en France, situé à Bourges, dans le Cher (18000) où les artistes les plus connus côtoient de jeunes talents musicaux. Philippe est chargé de recruter les talents voulant y participer parmi une grande sélection à travers l’Île-de-France en visant surtout le Hip-Hop. Le reste de son temps, il travaille dans le 93, dans un café-concert appelé La Pêche à Montreuil. C’est un lieu artistique, culturel et de citoyenneté, destiné aux jeunes montreuillois et ouvert à un large public. Ce lieu est renommé pour sa programmation, c’est aussi un lieu de manifestations de solidarité, de répétition, de résidence, de formation, on y trouve aussi un bar.

Il adore le rap malgré le fait qu’il soit à la base rockeur. Comme il le précise, l’âge ne fait pas le style et ne change pas les goûts. Il nous a enfin expliqué le travail de l’ingénieur du son, comment se déroulaient les répétitions, avec l’ordre de passage des groupes (tirés au sort, le dernier à répéter sera le premier sur scène, pour laisser ses instruments tels quels). De plus, le temps de passage accordé à chaque groupe est de 30 minutes.

Cette soirée fut splendide de par l’osmose qu’il y avait entre le public et les artistes. De plus, une superbe ambiance régnait à travers toute la salle grâce à la diversité de tous.

 

Alexis, Luchan, Nassim et Vicente, 1STMG3, Lycée Guillaume Budé

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Concert Les Inouïs – FGO Barbara

CONCERT / Le 24 janvier 2014, nous sommes allés au centre Musical de Barbara Fleury Goutte d’Or à Paris, dans le 18ème arrondissement afin d’assister à la représentation de cinq artistes : Linkhan, Neggus & Kungobram, Billie Brelock, Luidji et Oligarshiiit (nous n’avons pas pu assister à la représentation de ce dernier). Chaque artiste avait 30 minutes pour nous présenter son univers et ses morceaux.

Avant chaque passage, environ 15 minutes étaient nécessaires à l’installation du matériel de l’artiste suivant. Ce concert était organisé dans le but de trouver l’artiste Hip-Hop d’Ile de France qui aura la chance de participer au Printemps de Bourges après une sélection nationale.

♪   Le premier artiste à passer était Linkhan qui est influencé par des musiques afro-américaines et caribéennes. Il est inspiré par le rap américain notamment par Eminem et Wu Tang Clan. Il a su mettre une ambiance chaleureuse dans la salle dès le début du show avec son style Ragga Dancehall.

Linkhan

♪   Le second groupe était Neggus & Kungobram qui est le regroupement du slameur Neggus et des 5 musiciens de Kungobram. C’est un mélange de Jazz, de Rock, de Blues et de sonorités traditionnelles du Mali additionné à des textes évoqués en Slam.

Neggus

♪   La troisième artiste était Billie Brelock qui est une rappeuse de Nanterre. Musicalement riche, percutante et dansante, elle écrit des textes forts qui marquent les esprits. Son style est très personnel, et ses textes crus la différencient des autres rappeurs.

Billie

♪   Le quatrième artiste était Luidji, un jeune rappeur avec qui nous avons eu la chance de discuter. Ses morceaux sont plutôt pour les jeunes. Il a su capté le public en le sollicitant à de nombreuses reprises. Son univers est composé de différents styles de musique.

Luidji concert

♪   Le cinquième artiste était le groupe Oligarshiiit mais nous n’avons pas pu le voir.

Oligarshiiit

Tout le monde a apprécié la soirée car chaque artiste avait un style différent et a su faire aimer sa musique à tous les types de personnes dans la salle.

 

Nous avons appris plus tard que Billie Brelock avait été l’artiste sélectionnée pour jouer lors du Festival du Printemps de Bourges 2014.

Claire, Elodie, Manon & Tristan, 1STMG3, Lycée Guillaume Budé

Interview Luidji

Rencontre avec Luidji

INTERVIEW / Luidji a 23 ans, il a obtenu un BAC S puis a commencé une licence d’informatique. Par la suite, il a arrêté ses études pour se consacrer à la musique.

Dans un premier temps, certaines personnes de sa famille étaient contre son choix. Son père lui était l’un des seuls à le soutenir car dans sa jeunesse lui aussi a voulu essayer une carrière dans la musique mais cela n’a pas donné de résultat. Son nom de scène au début de sa carrière était « Joker ». Quand il a commencé à vraiment s’intéresser à la musique il a changé son nom en « Luidji ». Il a aussi changé de nom car sa mère se moquait de son  nom de scène. Dans sa famille, son demi-frère aussi fait de la musique.

Luidji  trouve son inspiration grâce à la vie quotidienne, en prenant des exemples concrets et sur les émotions qu’il ressent sur le moment. Luidji a crée sa propre marque de vêtement « La Base ». Ses influences musicales viennent essentiellement des rappeurs américains et plus particulièrement Jay Z. Nous avons par la suite eu la chance de pouvoir discuter avec son beat maker qui nous a expliqué comment Luidji, grâce à ses relations, avait trouvé son équipe. Pendant le concert, nous avons pu constater ce que Luidji nous expliquait lors de l’interview : sa vision du rap est très large, il sait s’adapter au public et diversifier ses morceaux.

Anissa, Emma, Fanta, Sallé et Léo S., 1STMG3, Lycée Guillaume Budé (94)

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Interview du batteur et d’un musicien du groupe Déportivo à La Clef (2014)

INTERVIEW


De quand date réellement la création du groupe ?

La création du groupe, en tant que tel, remonte à 2004. C’est la date de sortie de notre premier CD. C’est à la fin de nos années lycée. Nous avions un peu plus de 18 ans.

Pouvez-vous nous expliquer le choix du nom de votre groupe ?

Deportivo est un mot espagnol. A l’époque de la création du groupe, on allait souvent passer des vacances en Espagne. On parlait beaucoup de foot. Deportivo est le nom de beaucoup de clubs de foot là-bas…  Ce mot nous a plu : on l’a choisit. Pas de rapport vraiment spécifique avec l’Espagne ou le foot. Juste un mot qu’on aimait…

 Quand et pourquoi avez-vous commencé à jouer de la musique ?

On a commencé à jouer de la musique quand nous étions au lycée. On avait envie de faire notre propre musique, de faire comme les groupes que l’on aimait, envie de partager notre musique.

Après on a eu envie de recommencer car jouer, et surtout faire des concerts est un vrai plaisir dont on aurait du mal à se passer. On adore être sur scène !

Comment s’est formé le groupe ?

On se connait depuis l’école primaire. Nous sommes trois (Jérôme, chanteur/guitariste, Julien, batteur/kazoo et Richard bassiste). Comme nous nous connaissons depuis très longtemps nous avons beaucoup de complicité entre nous et des liens d’amitié très forts.

Aujourd’hui nous serons cinq sur scène : deux autres musiciens joueront avec nous, un guitariste et un musicien au clavier. Poursuivre la lecture

Déportivo

Concert de Déportivo à La Clef – Lycée Jean-Baptiste Poquelin

Dès 17h15, nous quittons le lycée pour nous rendre à la Clef, lieu du concert situé dans le centre de St Germain en Laye. Nous traversons la ville avec  quelques arrêts, histoire de remplir nos sacs de sandwichs, gâteaux, boissons et autres douceurs, et  nous voici à la Clef.

Denis, le directeur adjoint  nous accueille et nous fait une brève présentation des lieux : 2 salles de concert, une salle de danse, une salle d’exposition et plusieurs autres salles pour les activités. Il nous installe dans la grande salle de concert où le groupe  The Craftmen Club faisait ses balances. Il réglait le son, les lumières avec les ingénieurs son et lumières.

Peu de temps après, nous avons eu la chance de rencontrer et d’interviewer Julien batteur du groupe Deportivo, accompagné d’un musicien embauché pour ce concert. Poursuivre la lecture

spoke-orkestra

Chronique sur SPOKE ORCHESTRA « N’existe pas »

Masqués, cachés, en demi teinte ou de dos, » Spoke orchestra n’existe pas » ! Et pourtant…

Ne nous arrêtons pas sur la pochette de ce disque sorti en 2007.

Ce groupe de musique français s’est  formé au début des années 2000. Composé de trois slammeurs, d’un compositeur et de 2 musiciens, ils ne se considèrent d’ailleurs pas comme un groupe mais comme un collectif.

Spoke orchestra a un univers glauque, punk, sombre et parfois très vulgaire, il n’épargne personne et se fiche de tous les codes. Dans l’album pèse une ambiance pesante et parfois étouffante, on sort de cette écoute anéanti !

Bref du slam hardcore !

 Sidi, Fabien, Ruslan, Youri
Lycée Jean-Baptiste Poquelin

Spoke

Chronique sur SPOKE ORCHESTRA « N’existe pas »

Pour leur deuxième CD, N’existe pas, sorti en 2007, Spoke Orchestra montre qu’il n’existe pas. En effet, sur la pochette du disque, on est dans l’ambiance : quatre types photographiés dans un terrain vague. Le plus grand nous tourne le dos. Les trois autres font face mais portent une cagoule bizarre et peu sympathique.  Ce qui compte, c’est leur musique !

Pourtant, Felix J., D’ de Kabal, Nada et Franco Mannara, les quatre slammeurs auxquels  s’ajoutent Chris Dumas et Abd Haq pour la musique, existent bien. Ils se réunissent sous le nom de Spoke Orchestra et font du slam qui n’épargne pas nos oreilles ! Les instruments, synthétiseur et guitare électrique crient et grincent. Les paroles sont vulgaires comme lorsqu’ils disent « Saloperie de quartier », trash (coupeur de gorge),  noires et déprimantes (« Envie de se pendre »). Le slam déclame des textes poétiques ; avec Spoke Orchestra, on ne comprend pas toujours ce qu’ils disent !

Peut-être vaudrait-il mieux qu’il n’existe pas !

 Jennifer, Laura, Cindy