EBTP – Lycée Claude Nicolas Ledoux

année-mouvementee

 

Une année mouvementée

Pour Zebrock


Nous avons travaillé

Nous, les élèves de l’EBTP

Nous avons dessiné


Nous avons chanté

 

Pour nos efforts nous fûmes récompensés

Au Cabaret Sauvage nous avons été


Pour un concert privé


La musique fut jouée et nous avons écouté

 

Suite à cette journée
Les artistes,

Roman et Demi-Mondaine sont venus au lycée

Et lors d’un après-midi à leur côté


L’histoire du rock ils nous ont enseignée

 

Pour terminer cette année

Un fanzine fut créé


Pour un artiste présenté

Une icône sélectionnée

Elisa Le Normand

Psychotic Monks

Psychotic Monks

 

Au moment de les appeler

L’ambiance s’est calmée

Dans le silence ils sont montés

Puis la musique a commencé

 

Des sons étranges s’échappaient

Entourés d’une bulle on était

Impossible de s’en détacher


On était déjà aspiré

 

Ils se déchainaient sur scène


A s’en déchirer les veines


Tous se noyaient dans leur musique

Grâce à ces sons frénétiques

 

Ce rythme et ces lumières


Bientôt s’arrêtèrent


A la fin de ce concert


Un moment de silence s’installa dans l’air

 

Manon Gazoufer

Ambiance à l’EBTP de Vincennes – Lycée Claude Nicolas Ledoux

Ambiance à l’EBTP

Sans titre

Au lycée de l’EBTP,

Un concert privé
fut organisé

Dans la salle de projection

On écoutait les chansons

Qu’elles soient ironiques ou tragiques

Des icônes de la musique

 

La chanteuse Béa et Mystic le guitariste

Les interprétaient à leur guise

Avec un présentateur musicien

Qui nous racontait l’histoire jusqu’à la fin

 

On est passé de Love in Vain à L’hymne à l’amour

L’histoire du rock, on en a fait le tour

On nous a présenté le blues, le reggae et la pop

Leur prestation était vraiment top

 

Car même si à notre âge

Les musiques que l’on écoute du matin au soir

Paraissent toutes calmes et sages

Elles peuvent cacher une sombre histoire

 

Zebrock était un bon projet pour nous

Nous avons pu étudier des artistes

Et pendant le concert faire les fous

Toute cette ambiance était fantastique

Laurine Lavergne

UNE APRES-MIDI SAUVAGE

UNE APRES-MIDI SAUVAGE

 

C’était un mardi soir

Au Cabaret Sauvage

Posés sur nos accoudoirs

Prêts pour ce nouveau voyage

 

Tout commença par des mots

Puis par des découvertes

D’échos en échos

C’était parti pour la fête

 

D’abord les amateurs

Montrent ce qu’ils savent faire

Devant les spectateurs

Adulés des supporters

 

Nous étions dans une bulle

Avec les Psychotic Monks

L’air plein de particules

Nous étions comme au Bronx

 

Ensuite c’est la jouissance

KillASon débarque

On était comme en transe

Il nous menait en barque

 

Mais le rêve se termine

Après cette soirée divine

On retrouve nos copines

C’est le retour aux origines

LILA PULEJO ; MELINA NEDELEC 2nde Lycée Claude Nicolas L

« La nuit je mens » – Alain Bashung / 1997

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Au jeu de la signification, Bashung est expert pour brouiller les pistes. Avec Jean Fauque, il a écrit et composé ce morceau riche en images et en sonorités et d’allure mystérieuse. Ce texte où tout se joue en faux semblants évoque de façon très elliptique la Résistance (Vercors, Vichy), la mémoire et l’honneur, et jette un regard ironique sur les mœurs de ses contemporains (saut à l’élastique..), pour finalement y entendre une poésie aux accents surréalistes portée par une mélodie absolument superbe. Le clip de cette chanson réalisé par Jacques Audiard, fut primé aux Victoires de la Musique 99. La nuit je mens est paru sur l’album Fantaisie Militaire, un des plus beaux et profonds albums de cet immense chanteur disparu en 2009.

Alain Bashung
Né à Paris en 1947, Alain Bashung passe une partie de son enfance en Alsace. Adolescent, il découvre le rock avec Buddy Holly et commence à jouer de la guitare dans les bases militaires américaines encore présentes. Après avoir été arrangeur et producteur, il obtient la notoriété avec les tubes « Gaby oh Gaby » (1980) puis « Vertige de l’amour »(1981). Remettant toujours en question son image et sa démarche artistique il impose ses chansons « pas faciles », tant par la créativité sonore que par la déconstruction-reconstruction poétique des textes. De fait, véritable novateur, il assemble plusieurs textes, (généralement écrit par d’autres), y retire les « mots » et les « ambiances », puis les réinjecte dans un grand puzzle sonique dont il a le secret. Après de multiples collaborations (Serge Gainsbourg, Boris Bergman, Jean Fauque) et succès (L’Arrivée du tour », « SOS Amor, » Madame rêve «  »Ma petite entreprise » ). Bashung sort en 1998, Fantaisie Militaire. Le clip de « La Nuit je mens », réalisé par Jacques Audiard reçoit une Victoire de la Musique.

 

 

Get lucky

« Get Lucky » – Daft Punk / 2013

Get Lucky le tube planétaire de Daft Punk marque un retour à l’esprit du Disco; il est d’ailleurs produit par Nile Rodgers du groupe Chic, expert du genre. Il fait écho à  Happy, autre tube interstellaire de Pharrell Williams, qui justement est associé à Get Lucky. Bref, les petits génies de la pop savent se retrouver. Moins électro que funky-pop, ce titre relance une histoire vieille comme le monde :  se trémousser tous en semble, tous ensemble, sur le « Dancefloor » et oublier la morosité des crises ou simplement les petites turpitudes du quotidien. A moins qu’on y trouve l’énergie de les combattre !

Daft Punk
Au début des années 90, deux lycéens franciliens, Thomas Bangalter et Guy-Manuel de Homem-Christo , signent sur le label techno écossais Soma et se lancent à fond dans cette musique nouvelle en France. La critique anglaise est enthousiaste. En 1995 avec le titre « Da Funk », ce duo baptisé Daft Punk enflamme les dance-floors du monde entier. Bientôt  le groupe impose avec l’album « Homework » sa techno matinée de disco européenne des 70s dans le monde entier.  Le succès est total, on parlera bientôt de la « french touch ».
Les clips surréalistes et l’image travaillée du groupe ( visages d’abord grimés avec des masques de chien puis des casques futuristes) façonnent leurs identité.
En collaboration avec le chanteur  Pharrell Williams et le producteur-musicien vétéran de la disco des années 70 : Nile Rodgers (Chic, Sisters Seldge, Sheila…), ils sortent en 2013 un nouveau tube  planétaire: Get Lucky.
Ce  titre joyeux deviendra le tube de l’été 2013 un peu partout autour de la planète.

« Formidable » – Stromae / 2013

Stromae

« Formidable » chanson nourrie de hip hop et d’électro, ce titre évoque une rupture et le comportement « à la dérive » de celui qui l’a subie et en souffre. Stromae endosse le rôle du gars un peu bourré et bien barré, pris dans un délire verbal sous le regard indifférents de passants dans un lieu public. Le jeu de mots entre « formidable » et « fort minable » articule un propos extrêmement référencé: du  « formi, formi, formidable » d’Aznavour au « Je suis saoul» de Nougaro. Stromae nous montre qu’il a une plume et du tempérament. A rapprocher  du titre « Jacky » de Jacques Brel auquel il a souvent été comparé. Avec ce titre et une poignée d’autres, Stromae a posé une empreinte stupéfiante dans le monde de la chanson francophone contemporaine, séduisant quasiment tous les publics.

Stromae
Originaire de Laeken (Belgique) où il est né le 12 mars 1985, Paul Van Haver dit Stromae, anagramme de « Maestro, commence par le hip hop mais deux ans plus tard il se lance en solo avec un style qui lui est propre: sonorité électro, look soigné, (vêtements graphiques, nœud papillon) / textes réalistes et personnels. « Alors on danse » devient son premier succès classé. En juin 2013 après le triomphe de Papaoutai, le  clip vidéo de Formidable est tourné en caméra cachée et montre le chanteur titubant, vociférant son texte comme cela pourrait être dans la réalité à laquelle il fait allusion dans la chanson. Insaisissable, Stromae devient incontournable avec la sortie événementielle de Racine Carrée fin août, auquel participent Maître Gims et OrelSan. C’est toutefois vers le cinéma que semble s’orienter dorénavant cet artiste à l’immense talent.

 

Amy-Winehouse

« Back to black » – Amy Winehouse / 2006

Fortement inspiré des chansons des Suprêmes, des Ronettes et autres « girl groups » des années 60, ce tube se singularise par son thème (refus de se faire désintoxiquer ) mais surtout par sa forme. Là où les Suprêmes et autres étaient totalement sous influence des hommes ( look sage, musique visant le tube ,paroles légères) Amy impose sa rage, ses frustration, ses addictions et sa gouaille. Une façon punk de faire du jazz vocal commercial (loin des stéréotypes).

Amy Winehouse
La jeune Amy-Jade Winehouse est initiée par sa grand-mère à l’écoute des grandes voix du jazz.  Adolescente, elle décroche des études et signe à vingt ans son premier album avec le producteur hip hop Salaam Remi. Avec son étonnant mélange de soul et de rap, l’album est cité comme l’une des plus belles réussites de l’année. L’avenir s’annonce radieux pour la petite anglaise mais son caractère explosif (elle refuse le jeu de la promotion, insulte les « paparazzi »), son look punk avec une douzaine de tatouages et un make-up outrancier en font une cible idéale pour les tabloïds anglais qui évoquent sans ménagement ses frasques et ses addictions.
En octobre 2006, elle signe le hit « Rehab »  qui précède son album  Back To Black.
Ce disque impose Amy comme la nouvelle icône soul et le succès est planétaire, les récompenses pleuvent.
Avec cette chanson, Amy répond à ceux qui voulaient l’envoyer en cure de désintoxication.
La suite de sa carrière tourne au drame, entre annulations de spectacle et prestations scéniques chaotiques, coma et overdose et est finalement retrouvée morte à son domicile londonien le 23 juillet 2011 à l’âge de 27 ans (comme Robert Johnson, Kurt Cobain, Janis Joplin ou encore Jim Morrison).