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« Quand on n’a que l’amour…All you need is love. » Tout un programme !

Découvrez les 26 chansons soumises à la sagacité des lycéens…

26 chansons qui racontent l’histoire, 26 chansons à découvrir, connaître et comprendre.

Les écouter en cliquant ici.

26 chansons interprétées par des musiciens et médiateurs professionnels dans les lycées d’Ile-de-France pendant une conférence concert de 3h en classe, artistes, lycéennes et lycéens reviennent collectivement sur les œuvres musicales qui racontent nos sociétés contemporaines. Depuis 2016 avec la comédie musicale Hair et en 2017 et 2018 avec un répertoire du blues au rap, Zebrock fait le pari que parler avec les jeunes de musique, d’amour et de ce qui fédère, participe à la réflexion des jeunes citoyens franciliens et à endiguer la montée des fondamentalismes.

Découvrir le répertoire de la Musique en Commun 2017-2018 « Quand on n’a que l’amour… All you need is love. »

  1. Love in vain / Robert Johnson / 1937
  2. Strange fruit / Billie Holiday
/ 1939
  3. L’hymne à l’amour / Piaf
/ 1949
  4. Fever / Otis Blackwell
/ 1956
  5. That’s all right / Elvis Presley / 1954
  6. Funnel of love / Wanda Jackson / 1961
  7. Blowin’ in the wind / Bob Dylan / 1964
  8. Au suivant / Jacques Brel / 1964
  9. The wind cries Mary / Jimi Hendrix / 1967
  10. Lucy in the sky with diamonds / the Beatles / 1967
  11. Ain’t got no / Nina Simone / 1968
  12. Le partisan / Leonard Cohen / 1969
  13. Stand / Sly and the family stone / 1969
  14. Whole lotta love / Led Zeppelin / 1969
  15. Ziggy Stardust / David Bowie / 1972
  16. Stir it up / Bob Marley / 1978
  17. Guns of Brixton / The Clash / 1979
  18. Hot Stuff / Donna Summer / 1979
  19. Billie Jean / Michael Jackson / 1982
  20. Like a virgin / Madonna / 1984
  21. Come as your are / Nirvana / 1991
  22. Le monde de demain / NTM / 1991
  23. La nuit je mens / Alain Bashung / 1997
  24. Back to black / Amy Winehouse / 2006
  25. Formidable / Stromae / 2013
  26. Get Lucky / Daft Punk / 2013

 

 

 

« La nuit je mens » – Alain Bashung / 1997

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Au jeu de la signification, Bashung est expert pour brouiller les pistes. Avec Jean Fauque, il a écrit et composé ce morceau riche en images et en sonorités et d’allure mystérieuse. Ce texte où tout se joue en faux semblants évoque de façon très elliptique la Résistance (Vercors, Vichy), la mémoire et l’honneur, et jette un regard ironique sur les mœurs de ses contemporains (saut à l’élastique..), pour finalement y entendre une poésie aux accents surréalistes portée par une mélodie absolument superbe. Le clip de cette chanson réalisé par Jacques Audiard, fut primé aux Victoires de la Musique 99. La nuit je mens est paru sur l’album Fantaisie Militaire, un des plus beaux et profonds albums de cet immense chanteur disparu en 2009.

Alain Bashung
Né à Paris en 1947, Alain Bashung passe une partie de son enfance en Alsace. Adolescent, il découvre le rock avec Buddy Holly et commence à jouer de la guitare dans les bases militaires américaines encore présentes. Après avoir été arrangeur et producteur, il obtient la notoriété avec les tubes « Gaby oh Gaby » (1980) puis « Vertige de l’amour »(1981). Remettant toujours en question son image et sa démarche artistique il impose ses chansons « pas faciles », tant par la créativité sonore que par la déconstruction-reconstruction poétique des textes. De fait, véritable novateur, il assemble plusieurs textes, (généralement écrit par d’autres), y retire les « mots » et les « ambiances », puis les réinjecte dans un grand puzzle sonique dont il a le secret. Après de multiples collaborations (Serge Gainsbourg, Boris Bergman, Jean Fauque) et succès (L’Arrivée du tour », « SOS Amor, » Madame rêve «  »Ma petite entreprise » ). Bashung sort en 1998, Fantaisie Militaire. Le clip de « La Nuit je mens », réalisé par Jacques Audiard reçoit une Victoire de la Musique.

 

 

Get lucky

« Get Lucky » – Daft Punk / 2013

Get Lucky le tube planétaire de Daft Punk marque un retour à l’esprit du Disco; il est d’ailleurs produit par Nile Rodgers du groupe Chic, expert du genre. Il fait écho à  Happy, autre tube interstellaire de Pharrell Williams, qui justement est associé à Get Lucky. Bref, les petits génies de la pop savent se retrouver. Moins électro que funky-pop, ce titre relance une histoire vieille comme le monde :  se trémousser tous en semble, tous ensemble, sur le « Dancefloor » et oublier la morosité des crises ou simplement les petites turpitudes du quotidien. A moins qu’on y trouve l’énergie de les combattre !

Daft Punk
Au début des années 90, deux lycéens franciliens, Thomas Bangalter et Guy-Manuel de Homem-Christo , signent sur le label techno écossais Soma et se lancent à fond dans cette musique nouvelle en France. La critique anglaise est enthousiaste. En 1995 avec le titre « Da Funk », ce duo baptisé Daft Punk enflamme les dance-floors du monde entier. Bientôt  le groupe impose avec l’album « Homework » sa techno matinée de disco européenne des 70s dans le monde entier.  Le succès est total, on parlera bientôt de la « french touch ».
Les clips surréalistes et l’image travaillée du groupe ( visages d’abord grimés avec des masques de chien puis des casques futuristes) façonnent leurs identité.
En collaboration avec le chanteur  Pharrell Williams et le producteur-musicien vétéran de la disco des années 70 : Nile Rodgers (Chic, Sisters Seldge, Sheila…), ils sortent en 2013 un nouveau tube  planétaire: Get Lucky.
Ce  titre joyeux deviendra le tube de l’été 2013 un peu partout autour de la planète.

« Formidable » – Stromae / 2013

Stromae

« Formidable » chanson nourrie de hip hop et d’électro, ce titre évoque une rupture et le comportement « à la dérive » de celui qui l’a subie et en souffre. Stromae endosse le rôle du gars un peu bourré et bien barré, pris dans un délire verbal sous le regard indifférents de passants dans un lieu public. Le jeu de mots entre « formidable » et « fort minable » articule un propos extrêmement référencé: du  « formi, formi, formidable » d’Aznavour au « Je suis saoul» de Nougaro. Stromae nous montre qu’il a une plume et du tempérament. A rapprocher  du titre « Jacky » de Jacques Brel auquel il a souvent été comparé. Avec ce titre et une poignée d’autres, Stromae a posé une empreinte stupéfiante dans le monde de la chanson francophone contemporaine, séduisant quasiment tous les publics.

Stromae
Originaire de Laeken (Belgique) où il est né le 12 mars 1985, Paul Van Haver dit Stromae, anagramme de « Maestro, commence par le hip hop mais deux ans plus tard il se lance en solo avec un style qui lui est propre: sonorité électro, look soigné, (vêtements graphiques, nœud papillon) / textes réalistes et personnels. « Alors on danse » devient son premier succès classé. En juin 2013 après le triomphe de Papaoutai, le  clip vidéo de Formidable est tourné en caméra cachée et montre le chanteur titubant, vociférant son texte comme cela pourrait être dans la réalité à laquelle il fait allusion dans la chanson. Insaisissable, Stromae devient incontournable avec la sortie événementielle de Racine Carrée fin août, auquel participent Maître Gims et OrelSan. C’est toutefois vers le cinéma que semble s’orienter dorénavant cet artiste à l’immense talent.

 

Amy-Winehouse

« Back to black » – Amy Winehouse / 2006

Fortement inspiré des chansons des Suprêmes, des Ronettes et autres « girl groups » des années 60, ce tube se singularise par son thème (refus de se faire désintoxiquer ) mais surtout par sa forme. Là où les Suprêmes et autres étaient totalement sous influence des hommes ( look sage, musique visant le tube ,paroles légères) Amy impose sa rage, ses frustration, ses addictions et sa gouaille. Une façon punk de faire du jazz vocal commercial (loin des stéréotypes).

Amy Winehouse
La jeune Amy-Jade Winehouse est initiée par sa grand-mère à l’écoute des grandes voix du jazz.  Adolescente, elle décroche des études et signe à vingt ans son premier album avec le producteur hip hop Salaam Remi. Avec son étonnant mélange de soul et de rap, l’album est cité comme l’une des plus belles réussites de l’année. L’avenir s’annonce radieux pour la petite anglaise mais son caractère explosif (elle refuse le jeu de la promotion, insulte les « paparazzi »), son look punk avec une douzaine de tatouages et un make-up outrancier en font une cible idéale pour les tabloïds anglais qui évoquent sans ménagement ses frasques et ses addictions.
En octobre 2006, elle signe le hit « Rehab »  qui précède son album  Back To Black.
Ce disque impose Amy comme la nouvelle icône soul et le succès est planétaire, les récompenses pleuvent.
Avec cette chanson, Amy répond à ceux qui voulaient l’envoyer en cure de désintoxication.
La suite de sa carrière tourne au drame, entre annulations de spectacle et prestations scéniques chaotiques, coma et overdose et est finalement retrouvée morte à son domicile londonien le 23 juillet 2011 à l’âge de 27 ans (comme Robert Johnson, Kurt Cobain, Janis Joplin ou encore Jim Morrison).

 

« Le monde de demain » – NTM / 1991

NTM

Ce ne sont pas les cités ou ses habitants qui ont inventé la Loi de la Jungle. Même si c’est là qu’elle sévit aussi, parfois. « Le rouage est bien huilé, Le système bien ancré ». Avec ce pamphlet, polémique et virulent, donc excessif et sans concession, Shen & Starr choisissent des mots qui font mal. Nous restons stupéfaits de lire un texte profondément actuel, près de trente ans après qu’il ait été écrit ! Ça grince et ça fâche. Ils transmettent la même rage qu’avant eux Dylan, Les Who, les Sex Pistols. Rap, rock, au-delà des étiquettes et des forces de frappe, une même intention, dénoncer les rouages de l’oppression.

NTM
Le groupe NTM, formé à Saint-Denis en 1989 par Didier Morville alias Joey Starr et Bruno Lopes, surnommé Kool Shen, est un des précurseurs du rap en France. Leurs textes font un constat terriblement lucide et prémonitoire de l’état des banlieues et sur leurs habitants. Certaines chansons comme « Le monde de demain » sont incroyablement visionnaires et encombrées de colères devant l’injustice sociale comme «  Mais qu’est c’qu’on attend pour foutre le feu « . Leur style est sans pareil et fourmille d’idées sonores et de mots claquants. C’est sur scène que ces deux félins prennent la dimension qui a fait d’eux les parrains du genre. Ils sont l’influence majeure de tous ceux qui ont suivi. Le groupe s’est séparé en 1998 et ses deux membres ont mené des carrières solo assez riches artistiquement, notamment Joey Starr, le plus prolifique qui s’est aussi régulièrement bien illustré au cinéma. Se reformera-t-il ?

 

nirvana

« Come as you are » – Nirvana / 1991

« Come as You Are » est un des morceaux les plus calmes de la carrière de Nirvana, en dépit des violents contrastes qui l’agitent. Arpège introductif serein et refrain hargneux l’ont rendu célèbre.
Les paroles sont assez floues et ambiguës. Certains journalistes évoquent la consommation d’héroïne du groupe, d’autres voient un titre en hommage à la tolérance raciale.
On peut aussi y voir l’hymne du mouvement « grunge », ce genre musical typique des circuits rock indépendant américain du début des 90’s influencé par le punk, le hardcore et le métal.
Ce mouvement est la bande son d’une jeunesse américaine désœuvrée et baignant dans l’ennui, la génération X ( jeunes blanc américains  précaires des classes moyennes). L’absence de look (les « grunges » s’habillent avec des vêtements de récupération) , le féminisme (proximité du mouvement Riot grrrl)  et  le refus du consumérisme sont les mots d’ordres, non définis comme tel, de cette génération désabusée.

Nirvana
Kurt Cobain et sa bande fréquentent les scènes indépendantes hardcore et alternatives des collèges américains: The Melvins, Sonic Youth, Black Flag…. Au début de 1988, le groupe enregistre une première maquette pour le label de Seattle Sub Pop. A cette époque, une véritable scène underground existe à Seattle avec les groupes Soundgarden. Mudhoney, Tad ou autre The Walkabouts. En 1991, le trio sort Nevermind. Nirvana met, sans le chercher, le grunge en pleine lumière, dévoilant un mode d’expression mêlant punk, hardcore, heavy metal et rock alternatif, entre pensées désabusées et rage qui menace. Les habits sont troués, sales, les cheveux longs et gras, la barbe naissante…Nirvana est à contre courant de la pop sexy et commerciale des années 80, des marques publicitaires et du style « propre sur soi ». « Come as you are » est un peu l’hymne de ce mouvement.
Bien que Smells Like Teen Spirit passe en boucle sur MTV, le groupe ne joue pas le jeu de la promotion. Kurt profite du succès pour afficher son désespoir adolescent et le rejet de la société américaine qu’il trouve détestable.
Pris dans la spirale infernale de la dépendance à la drogue, incapable de surmonter les contradictions qui l’assaillent et sa solitude Kurt Cobain se suicide chez lui à l’âge de 27 ans, le 5 avril 1994 et entre dans la légende. Les autres membres du groupe continueront son le nom de Foo Fighters.

 

« Like a Virgin » – Madonna / 1984

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Madonna s’est affirmée bruyamment avec cette chansons à une époque, le début des années 80, qui voit arriver le SIDA et revenir le puritanisme. En effet, fraîchement élu le président des Etats-Unis Ronald Reagan, remet en cause la libération des mœurs des deux décennies précédentes.
Lorsque elle sort, les groupes religieux réactionnaires ont cherché à censurer cette chanson: sexe hors mariage, valeurs de la famille et image « répugnante » de la femme, tout est bon pour l’ordre moral. Mais avec ce titre Madonna s’impose et exercera une influence profonde sur la jeune génération et affiche l’image d’une femme qui ne remballe pas sa sexualité ni son désir, devenant une des icônes des combats pour les droits des minorités, notamment LGBT. Dans sa foulée d’autres femmes, vedettes adulées et suivies, des Beyoncé, Lady Gaga et autres Katy Perry ont creusé leur sillon souvent marqué de prises de positions claires quant à la liberté et les droits des femmes, tout en dansant ! Madonna est aujourd’hui perçue comme une femme forte, confiante, en accord avec la nouvelle génération et toujours créative.

Madonna
Issue d’une famille nombreuse d’origine italienne Louise Madonna Ciccone, reçoit une éducation catholique dans le passionnat qu’elle fréquente à la fin des années 70. En 1978, elle s’envole pour New York. Au cours d’une audition, elle se fait remarquer par deux producteurs, qui l’engagent pour accompagner en France le chanteur disco Patrick Hernandez (responsable du tube mondial « Born To Be Alive »). Mais la future « star sexy » des 80’s est ambitieuse et ne compte pas seulement faire de la figuration. De retour à New York elle produit « Holiday » qui sera son premier vrai succès. Consciente de l’importance du look et de la mode, elle façonne son style avec une image sexy, moitié punk, moitié midinette, avec bas résilles et crucifix, bientôt copiée par des hordes de jeunes filles. Lorsque sort « Like a Virgin »,  l’Amérique puritaine rue dans les brancards. Madonna est considérée par certains comme une mauvaise influence pour la jeunesse (trop irrespectueuse, trop sexy, trop scandaleuse…).  Mais cette femme moderne au tempérament rugueux sait ce qu’elle veux et restera toujours au top, bravant la concurrence et les modes comme l’illustre les nombreuses hits et clips a venir (« Into The Groove » « Like A Prayer » « Papa Don’t Preach » » »Music »). Jouant volontairement et spectaculairement d’un look « sexy », elle impose sa vision de la femme libre à la face du monde.

 

Billie-Jean

« Billie Jean » – Michael Jackson / 1982

Avec « BiIlie Jean« , Michael Jackson marque le passage de la chanson pop à la starification des pop stars. Il y a un avant et un après Billie Jean. Désormais la musique ne suffit plus, elle est accompagnée d’un clip-vidéo (apparition de la chaine musicale MTV), d’une esthétique propre (look, image, chorégraphie). 
Les USA vont désormais marier Pop et Cinéma afin d’inonder le monde d’image. ( prolifération des satellites, des chaines TV thématiques, etc.) Michael Jackson, deviendra une star planétaire. Mais tout bien considéré, reconnaissons à ce titre et son histoire (prémonitoire ?) de vraie/fausse paternité, son immense efficacité et une pulsion effarante.

Michael Jackson
Lorsque paraît « Thriller » le 1er décembre 1982,  Michael Jackson est déjà une immense star  dans la communauté noire américaine. Avec ses frères et leur groupe de boogie-funk, les Jackson 5, il enregistre depuis 1971 sur le label Motown.
« Thriller » provoque un raz-de-marée, avec les tubes, « Billie Jean » et « Beat It », qui caracolent  à la tête des classements pendant trente-sept semaines, dépassent les trente millions d’exemplaires, un chiffre jamais vu dans le métier. Les singles s’enchaînent : « Wanna Be Startin’ Somethin’ « Human Nature » , « P.Y.T (Pretty Young Thing) » , et le redoutable « Thriller » (dont le vidéo clip est un véritable court-métrage). Thriller totalise huit Grammy Awards.
1983 est l’année Michael Jackson à travers le monde. Ce n’est plus seulement un chanteur mais un mythe vivant. Il a compris l’importance des clips vidéo et profite de l’arrivée de la chaine de télévision MTV qui diffuse désormais de la musique continuellement pour imposer ses mini-court métrages, son look (gants de diamant, blouson rouge..) et ses chorégraphies (Moonwalk, Battle de Zombies,etc..). Mais dévoré par la démesure de sa carrière et les outrances d’un show-business avide de succès, il va entrer dans une  longue et pénible errance qui s’achèvera sur son décès tragique en 2009.

 

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« Hot Stuff » – Donna Summer / 1979

Le disco à son summum ! « Hot Stuff » le single de Donna Summer sort en avril 1979 sur l’album Bad Girls. Bien que produit dans une option disco par l’italo-allemand Giorgio Moroder, cette chanson de la diva s’ouvre aux influences rock,  par le solo de guitare de Jeff Baxter (Doobie Brothers). Les rythmiques répétitives et les arrangements soignés qui caractérisent le disco, ce nouveau genre festif et dansant, vont vite sortir des night-clubs, influençant les artistes pop qui s’y essayent vite, de Blondie, à Claude François, ou Rod Stewart; puis marqueront de nouvelles générations: Madonna, Daft Punk, Mika etc… En 2015, on entend , « Hot Stuff », dans le film  « Seul sur Mars » de Ridley Scott. Imparable sur une piste de danse…

Donna Summer
Après avoir été recalée du casting de la comédie musicale “Hair,  Donna Adrian Gaines née le 31 décembre 1948 près de Boston, s’installe en Allemagne et participe à plusieurs comédies musicales et devient choriste.
C’est à Munich, qu’elle rencontre le producteur Giorgio Moroder. En 1975, ce dernier bâti autour des gémissements de la chanteuse un titre disco surfant sur la nouvelle vague musicale. Très pieuse, Donna est plutôt réticente à exploiter ce titre (elle rejoint plus tard les « Chrétiens évangélistes »).
Cependant ce morceau, Love to Love You, Baby, lui ouvre les portes du succès aux Etats-Unis. Bientôt  elle deviendra l’icône d’un mouvement disco.
En 1979, Donna, que l’on surnomme la Cendrillon moderne, ajoute du funk, du rock (les parties de guitares, notamment) et  de la pop dans sa musique et connait un immense succès avec le titre “Hot Stuff”.
Ce titre aura une influence indéniable tant sur les artistes pop-dance des années 80 (Madonna, Pet Shop Boys, Michael Jackson…) ainsi que sur les mouvements technoïdes en pleine émergence.
Elle nous a quittés en 2012 en Floride après avoir vendu plus de 130 millions de disques dans le monde.