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Protest songs !

Dans le cadre du projet « Zebrock / Hair », les élèves de 2nde media du lycée Blaise Pascal ont étudié en cours d’anglais le contexte historique et culturel des années 60 aux Etats-Unis, afin d’être en mesure d’appréhender l’engagement et le message des chansons protestataires de l’époque. Cette séquence a été clôturée par la tâche finale présentée ici et réalisée par groupes de 2 élèves, à savoir la réalisation d’une chronique radio sur la chanson contestataire de leur choix, sans limite chronologique. Des grands classiques comme « Strange fruit » ou « Born in the USA » font partie de cette shortlist, mais aussi deux chansons de Beyonce dont les élèves considèrent les chansons aux thèmes parfois engagés comme flirtant avec la chanson contestataire dans une revendication plus sociale que politique. Il est de ce fait intéressant de voir l’évolution de la notion de « protest song » dans l’esprit des adolescents.

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Vouloir, c’est Pouvoir et Espérer…c’est Chanter !

Environnement,  violence conjugale, terrorisme…   Pour quels combats la jeunesse d’aujourd’hui veut-elle s’engager ? Pour quelles valeurs veut-elle que le soleil brille ?

Réponse en chanson des élèves de 2e7 avec cette adaptation de The flesh failure (Laissons entrer le soleil).

Texte (voir les paroles sous le lien) : Mathilde, Justine, Maëlys, Candice, Estelle, Eva, Julie, Swann, Staicie, Nolwenn, Mariam    (encadré par Mme HEUSELE et Mme SIRET en « lit. et société »)

VoixChant Lead : Eva  (Chœurs : Nolwenn, Mariam, Salma, Mathilde, Anthony, Staicie, Julie + voix parlées : Anthony, Lyes, Julien, Fanny, Mathilde, Erwann)

 Arrangements musicaux, enregistrement en studio sous la direction de M. MOUGIN (professeur d’EPS)

Laissez briller le soleil

Toujours

Avoir espoir de trouver l’amour

Un billet aller mais sans retour

Trouver un moyen de voler, s’échapper, s’évader

Chers hommes

Marchons ensemble

Main dans la main

Vous savez que sans nous vous n’êtes rien.

Assez de ces brimades au travail,

Du mépris dans la rue,

Les gifles et les coups pleuvent à la maison

Et font pleurer nos sœurs 

Prisonnières de leur bourreau sans cœur

Laissez, laissez  briller le soleil, laissez, laissez

Chercher,

Dans un endroit le bonheur caché

Des états en conflit sans pitié

Abattant les enfants de nos patries, Nos femmes, nos frères

Et la scène du Bataclan.

Séchons nos larmes maintenant

Je suis Paris

Bonheur, famille, planète, fraternité, nature, amour, sexualité, amitié, égalité

Et tu crois en toi

Et tu crois en nous

Et on croit en vous

On met

Du pétrole sur tes oiseaux

Des boîtes de soda au fond de l’eau

On met 

De la grisaille dans ton ciel

Mais où sont les arcs-en-ciel ?

Respirer c’est terminé

Dans pas mal de nos cités

Nos chers enfants, veuillez nous pardonner.

Laissez, laissez, briller le soleil, laissez, laissez

 

 

 

 

 

 

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Sondage : Comment se divertissent les adolescents aujourd’hui ?

Dans le cadre du projet Hair, pour Zebrock, nous avons effectué un sondage auprès des jeunes de 14 à 17 ans au lycée Blaise Pascal à Brie Comte Robert sur leurs habitudes culturelles et leurs sources de divertissement. Sur les 60 questionnaires ayant été récupérés, nous en avons conservé 45 qui étaient réellement exploitables.

Voici un résumé de l’étude statistique que nous avons faite à l’aide des réponses des participants au sondage.

 

Combien de temps les 14 – 17 ans consacrent-ils à regarder des séries chaque semaine ?

La moitié des sondés dit regarder des séries pendant au moins 2 heures par semaine. Alors que 25 % des participants ont répondu qu’ils regardent entre 2 et 3 heures de séries hebdomadairement, certaines personnes disent y consacrer jusqu’à 15 heures par semaine. La moyenne hebdomadaire de 3 heures et 15 minutes de séries correspond à environ 5 épisodes.

On constate par ailleurs que les séries visionnées le sont en grande partie en streaming.

 

Puis, nous les avons interrogés sur le temps qu’ils passent devant la télévision chaque jour. Ces jeunes disent regarder la télévision au minimum 30 minutes, et pour certains jusqu’à 6 heures par jour. La moitié d’entre eux affirme regarder le petit écran pendant au moins deux heures par jour, et un quart d’entre eux pendant 2 à 3 heures, soit en moyenne 2 heures et 20 minutes.

La télévision conserve donc une place importante dans les sources de divertissement des jeunes.

 

En ce qui concerne la lecture, nous leur avons demandé s’ils lisaient des livres, romans, BD ou autres, et pendant combien de temps par jour. Les trois-quarts des jeunes interrogés, disent ne pas consacrer de temps à la lecture. Et donc, seulement un quart d’entre eux disent lire pendant plus de 45 minutes par jour.

 

Ensuite, nous les avons questionnés pour savoir pendant combien de temps ils surfent sur internet par jour, à l’aide de quel appareil et dans quel but. Ils répondent passer en moyenne 3 heures et 30 minutes sur internet quotidiennement, dont 2 heures et 30 minutes à partir de leur smartphone. L’usage d’internet est surtout consacré aux réseaux sociaux, auxquels 2 heures sont dédiées en moyenne chaque jour.

La moitié des sondés surfe plus de deux heures par jour, et principalement à partir de smartphones.

 

Ecouter de la musique est-il une pratique toujours aussi appréciée des jeunes ? La moitié du panel dit écouter au moins 2h de musique par jour et un quart dit en écouter au moins 3 heures, soit en moyenne 2 heures et 45 minutes de musique écoutée quotidiennement par ce public. Sans compter que certains jeunes écoutent jusqu’à 7 heures de musique par jour.

 

Parmi les autres sources de divertissement, les 14-17 ans consacrent en moyenne 3 heures par semaine à la pratique sportive, et seulement 1 heure 30 en moyenne aux jeux-vidéo.

 

BILAN : Ce sondage, qui devrait être effectué sur une population plus grande afin de mieux représenter la population des 14-17 ans, nous à cependant donné des informations intéressantes sur leurs moyens de divertissement.

Les adolescents de cette tranche d’âge lisent peu et jouent peu aux jeux-vidéo, mais ils consacrent la majorité de leur temps libre à regarder des séries et à surfer sur les réseaux sociaux. L’utilisation des smartphones est très importante. On peut supposer que de nombreux adolescents ont pris l’habitude de travailler en musique ou en pratiquant une autre activité en même temps : surfer sur internet ou regarder la télévision.

Bassta et Emily

 

Lycée Blaise Pascal, Brie-Comte-Robert

 

Image sous licence Creative Commons CC0 – Source : https://pixabay.com/fr/les-mains-smartphone-m%C3%A9dias-sociaux-1167618/

Une vie consacrée à la musique.

La classe médias du lycée Blaise Pascal a interviewé Edgard Garcia, chef du projet Zebrock, la musique en commun, le jeudi 21 janvier à l’auditorium de Brie-Comte-Robert, en Seine-et-Marne.
Est-ce vous qui avez créé Zebrock ?
C’est moi qui l’ai initié mais ce projet a été rendu possible grâce à la volonté politique du Conseil général de Seine-Saint-Denis qui a considéré qu’il était opportun de mettre des moyens publics dans un projet qui se destinait à populariser l’écoute de la musique auprès du jeune public et à travailler en direction des jeunes musiciens.

Quel est votre parcours professionnel ?
J’ai 59 ans. J’ai été à l’université de Villetaneuse en Seine-Saint-Denis. J’ai eu la chance de faire de la radio. J’ai eu beaucoup d’opportunités au moment où sont apparues les radios locales privées. J’ai travaillé dans une radio locale privée jusqu’à la fin des années 80. Après, je me suis assidument intéressé au projet Zebrock, la musique en commun. J’ai eu un parcours professionnel très modeste et je n’ai changé que deux fois de métier.

Avez-vous des projets professionnels en cours ou à venir ?
Je vais organiser une masterclass que je vais appeler « Do you Kulélé ? », où je vais apprendre à des artistes à jouer du Yukulélé. Je suis aussi sur un projet qui s’appelle « Les lendemains qui chantent », pour fêter les 80 ans du Front populaire. En 1936, le Front populaire a inventé quelque chose qui aujourd’hui me permet d’exister, le temps libre.
Ewen et Erwan

Lycée Blaise Pascal, Brie-Comte-Robert

Hair, un film décoiffant.

Hair déborde d’originalité. C’est une comédie musicale qui nous envoie un souffle de liberté puissant ! C’est une histoire bouleversante. En effet, plusieurs sujets sont abordés tels que la guerre, la sexualité…Thématiques tellement d’actualité !
Au 21ème siècle, nous avons des idées différentes de celles de la fin des années 60. C’est pourquoi il est intéressant de comparer les points de vue de la jeunesse d’aujourd’hui avec ceux de la jeunesse de l’époque. Le film fait voyager et fait oublier, deux heures durant, notre époque. Les acteurs qui incarnent les hippies sont excellents et nous ne voyons pas le temps passer. La volonté de profiter de sa vie sans être oppressé par les règles d’une société très stricte, est séduisante. Une fois le film commencé, le spectateur est directement happé par le scénario.
A quand la coupe hippie ?
Maeliss

Lycée Blaise Pascal, Brie-Comte-Robert

Hair, entre attrait et répulsion

Hair est un film qui est complètement décalé de notre univers par ses couleurs, la façon de parler de ses personnages, leur personnalité…

Nous, les adolescents de 2016, appartenons à une génération qui ne ressemble aucunement à celle du début des années soixante-dix. Ce qui fait toute l’originalité du film, mais aussi sa faiblesse, c’est qu’il nous invite à avoir des avis qui sont contradictoires. Cela nous porte à penser que les générations ont beaucoup évolué à travers les années. Le langage utilisé, certaines scènes qui semblent prôner l’usage de la drogue, les textes des chansons qui évoquent la liberté sexuelle… ont pu nous choquer.
Notre avis est donc partagé : le film nous plait dans sa globalité, cependant certaines scènes nous ont déplu par leurs thématiques qui nous restent encore aujourd’hui étrangères.
Justine et Nolwenn

Lycée Blaise Pascal, Brie-Comte-Robert