Une vie consacrée à la musique.

La classe médias du lycée Blaise Pascal a interviewé Edgard Garcia, chef du projet Zebrock, la musique en commun, le jeudi 21 janvier à l’auditorium de Brie-Comte-Robert, en Seine-et-Marne.
Est-ce vous qui avez créé Zebrock ?
C’est moi qui l’ai initié mais ce projet a été rendu possible grâce à la volonté politique du Conseil général de Seine-Saint-Denis qui a considéré qu’il était opportun de mettre des moyens publics dans un projet qui se destinait à populariser l’écoute de la musique auprès du jeune public et à travailler en direction des jeunes musiciens.

Quel est votre parcours professionnel ?
J’ai 59 ans. J’ai été à l’université de Villetaneuse en Seine-Saint-Denis. J’ai eu la chance de faire de la radio. J’ai eu beaucoup d’opportunités au moment où sont apparues les radios locales privées. J’ai travaillé dans une radio locale privée jusqu’à la fin des années 80. Après, je me suis assidument intéressé au projet Zebrock, la musique en commun. J’ai eu un parcours professionnel très modeste et je n’ai changé que deux fois de métier.

Avez-vous des projets professionnels en cours ou à venir ?
Je vais organiser une masterclass que je vais appeler « Do you Kulélé ? », où je vais apprendre à des artistes à jouer du Yukulélé. Je suis aussi sur un projet qui s’appelle « Les lendemains qui chantent », pour fêter les 80 ans du Front populaire. En 1936, le Front populaire a inventé quelque chose qui aujourd’hui me permet d’exister, le temps libre.
Ewen et Erwan

Lycée Blaise Pascal, Brie-Comte-Robert

OUTERNATIONAL in NYC Jan 2015 by NATHALIE LE PENNEC (1)

Rencontre avec le groupe Outernational

Rencontre inespérée et inoubliable du groupe new-yorkais Outernational, le 12 mars au sein de notre établissement.

Quelques accords de musique dans le hall au moment de la pause à 15h et puis 45 minutes de concert dans le CDI et c’est le moment de l’interview !

Comment votre groupe s’est-il formé?

Nous sommes tous les quatre des militants révolutionnaires. Ce sont lors de manifestations que nous nous sommes connus. Nous défendons les Droits de l’Homme, et dénonçons en particulier l’exploitation et la persécution des immigrés clandestins. Aux États-Unis, on peut être poursuivi pour avoir maltraité un chien mais personne ne s’indigne de la violence envers les immigrés, les clandestins.Récemment, nous avons donné un concert à Calais pour les migrants.

Pouvez-vous nous expliquer le choix du nom Outernational pour votre groupe?

Il signifie casser les frontières. Les frontières servent juste à séparer les hommes. Sans elles, nous vivrions dans un monde plus juste. De plus, dans notre musique, nous sommes un groupe de rock mais nous mêlons différents genres musicaux comme le reggae, la world music, la musique latino. C’est une manière encore pour nous de casser la compartimentation des styles musicaux. nous chantons en anglais et aussi en espagnol.

Quels sont les artistes qui vous ont influencés?

C’est surtout The Clash, The Stooges, Red hot chili peppers mais aussi Iggy Pop, Manu Chao

Vous avez donné un concert à la fête de l’Humanité en septembre 2013, est-ce un choix de votre part ?

Non, nous avons répondu à l’invitation de Zebrock.

Avant de venir en France, quelle idée vous faisiez- vous de notre pays?

Celle qui est donnée dans le film La Haine de Mathieu Kassovitz sorti en 1995.

Pourquoi avez-vous choisi d’être un groupe indépendant?

Être artistes indépendants donne une grande liberté mais nous sommes en ce moment à la recherche d’un label. C’est comme cela que nous toucherons le plus grand nombre de personnes. Et c’est cela que nous voulons. Nous sommes convaincus que la musique peut faire changer les choses, contribuer à ce que le monde soit plus juste.