Le Slam de l’amalgame

Avec la participation de Tiwayo, et en collaboration avec Zebrock, et le Conservatoire Edgar Varèse.

Cette année les élèves du Lycée Galilée revisitent à leur manière une histoire du rock’n roll, autour d’un groupe éphémère monté avec la complicité du rockeur-crooner Tiwayo. Ils nous interpréteront quelques standards classiques, accompagnés de la chorale du Lycée, notamment influencés par le film « Hair », ou déclameront des textes de leurs propres compositions, inspirés d’un rock engagé ou témoin de son époque. Une aventure agrémentée de projections vidéo, de quelques solos de Tiwayo, d’une exposition de pochettes de disque fictives, crées spécialement pour l’occasion en cours d’arts plastiques, ainsi que d’une démonstration d’acrosport en musique. Une représentation pluridisciplinaire sur fond de rock, des années 50 à nos jours, qui devrait satisfaire autant les yeux, les oreilles et les jambes…..

 Le Slam de l’amalgame

Islamophobie et racisme, l’amalgame ruine la République,

Toutes ces pensées, à peine fondée sont tellement pathétiques,

La France a une culture, une culture riche et métissée,

Chacun y participe et ce, peu importe sa communauté,  

Elle est la somme de nos principes, de nos valeurs, de notre histoire ,

Alors mettre l’une d’elle de côté n’est qu’un procédé dérisoire,

Comme une lame de rasoir leur indifférence est tranchante,  

Depuis les attentas, la mise à l’écart est frappante,  

Dieu a créé les différences, eux ont créé les inégalités,

L’amalgame n’est autre que la référence des idées molles dépourvues d(e) solidité,

Ils ont bien conscience que leurs préjugés nous portent atteintes,

Sans plus attendre j(e) me dois de sauver ma peau et celles des gens de ma teinte,

Alors j(e) prends la lance, la flamme de l’amalgame c’est à moi de l’éteindre,

Sachez que les insultes sur ma couleur sont comme des coups,

Qu’ils nous assènent sans cesse et la douleur est crue,

C’est comme une trahison, on le vit comme un contrecoup,

Avec le temps et vos paroles la plaie de ma souffrance s’est accrue,  

Ensemble essayons de faire évoluer les mentalités,

Pour éviter d’en arriver à une France fracturée,

Sachez qu’il n’est jamais trop tard pour une révolution,  

Il n’y a qu’ensemble que nous pouvons mettre fin à cette indignation ,

Pour éviter le cauchemar que de vivre dans un pays communautarisée,

Il faut s(e) réveiller, faisons comme les lumières éclairons les pensées,

Sur les braises d(e) la discrimination arrêtons de mettre l’essence,  

Il serait peu être temps, qu’enfin on retrouve notre bon sens ,

Un être humain ne mérite pas d’être associé à des mouvements de terreur,  

Mais l’amalgame, réfléchissez, qui d’eux ou d(e) nous doit en avoir le plus peur,

Retrouvons la laïcité au même titre que la liberté d’expression,  

Ne jugeons plus une personne à son voile, à sa barbe ou à sa religion,  

Alors pour les actes passés ou avenir,

De ces pensées, essayez la prochaine fois de vous abstenir,

Pour le tueur au scooter pas d’amalgame,

Pour les attentas au stade de France, pas d’amalgame,

Pour les terrasses de Paris, pas d’amalgame,

Même pour Charlie Hebdo, pas d’amalgame,

Pour un monde sans haine, sans peine, pas d’amalgame.

 

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Protest songs !

Dans le cadre du projet « Zebrock / Hair », les élèves de 2nde media du lycée Blaise Pascal ont étudié en cours d’anglais le contexte historique et culturel des années 60 aux Etats-Unis, afin d’être en mesure d’appréhender l’engagement et le message des chansons protestataires de l’époque. Cette séquence a été clôturée par la tâche finale présentée ici et réalisée par groupes de 2 élèves, à savoir la réalisation d’une chronique radio sur la chanson contestataire de leur choix, sans limite chronologique. Des grands classiques comme « Strange fruit » ou « Born in the USA » font partie de cette shortlist, mais aussi deux chansons de Beyonce dont les élèves considèrent les chansons aux thèmes parfois engagés comme flirtant avec la chanson contestataire dans une revendication plus sociale que politique. Il est de ce fait intéressant de voir l’évolution de la notion de « protest song » dans l’esprit des adolescents.

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Vouloir, c’est Pouvoir et Espérer…c’est Chanter !

Environnement,  violence conjugale, terrorisme…   Pour quels combats la jeunesse d’aujourd’hui veut-elle s’engager ? Pour quelles valeurs veut-elle que le soleil brille ?

Réponse en chanson des élèves de 2e7 avec cette adaptation de The flesh failure (Laissons entrer le soleil).

Texte (voir les paroles sous le lien) : Mathilde, Justine, Maëlys, Candice, Estelle, Eva, Julie, Swann, Staicie, Nolwenn, Mariam    (encadré par Mme HEUSELE et Mme SIRET en « lit. et société »)

VoixChant Lead : Eva  (Chœurs : Nolwenn, Mariam, Salma, Mathilde, Anthony, Staicie, Julie + voix parlées : Anthony, Lyes, Julien, Fanny, Mathilde, Erwann)

 Arrangements musicaux, enregistrement en studio sous la direction de M. MOUGIN (professeur d’EPS)

Laissez briller le soleil

Toujours

Avoir espoir de trouver l’amour

Un billet aller mais sans retour

Trouver un moyen de voler, s’échapper, s’évader

Chers hommes

Marchons ensemble

Main dans la main

Vous savez que sans nous vous n’êtes rien.

Assez de ces brimades au travail,

Du mépris dans la rue,

Les gifles et les coups pleuvent à la maison

Et font pleurer nos sœurs 

Prisonnières de leur bourreau sans cœur

Laissez, laissez  briller le soleil, laissez, laissez

Chercher,

Dans un endroit le bonheur caché

Des états en conflit sans pitié

Abattant les enfants de nos patries, Nos femmes, nos frères

Et la scène du Bataclan.

Séchons nos larmes maintenant

Je suis Paris

Bonheur, famille, planète, fraternité, nature, amour, sexualité, amitié, égalité

Et tu crois en toi

Et tu crois en nous

Et on croit en vous

On met

Du pétrole sur tes oiseaux

Des boîtes de soda au fond de l’eau

On met 

De la grisaille dans ton ciel

Mais où sont les arcs-en-ciel ?

Respirer c’est terminé

Dans pas mal de nos cités

Nos chers enfants, veuillez nous pardonner.

Laissez, laissez, briller le soleil, laissez, laissez

 

 

 

 

 

 

Amour et liberté

Sur les routes du Sri Lanka…

Voici un musicien d’origine indienne qui s’appelle A.S.Dileep Kumar.

Il est plus connu sous le nom A.R.Rahuman. Il est né le 6 janvier 1966 à Chennai dans une famille de musiciens et est devenu l’un des plus célèbres compositeurs indiens de musiques de films. Son style musical est plus souvent la tragédie .

L’album « Kannathil muththamidal » a été composé par A.R.Rahuman en 2002. Cet album parle de liberté.

J’ai choisi de vous présenter la chanson « Vidai Kodu Engal Nadee » qui pourrait se traduire par « Liberté pour notre peuple ». Elle a été écrite en 2002 par Maniradhnam.

J’ai choisi cette chanson parce qu’elle parle de la guerre et la situation difficile de mon pays : le Srilanka.

Chanson française

La chanson « Regarde-nous » extraite de l’album « Rester vivant » est une chanson de Johnny Hallyday. Elle a été écrite en 2014. Cette chanson parle de la complexité des histoires d’amour. Je l’ai choisie parce que c’est une musique douce et tragique. Lorsque j’ai écouté cette musique pour la première je ne connaissais pas l’artiste qui l’interprétait, je me suis ensuite rendue compte qu’il s’agissait d’une icône de la musique française et qu’il est très célèbre.

Bonne écoute.

Vinthuja SIVAKUMARAN

élève en classe d’UPE2A

Lycée Romain Rolland – Goussainville

ROMA-BANGKOK

Bonjour à tous !

Aujourd’hui en route pour l’Italie avec une artiste qui s’appelle BABY K (de son vrai nom Claudia NAHUM) elle est chanteuse, compositeur, rappeuse et modèle en Italie.

Née à Singapour, elle a grandi à Londres et vit maintenant à Rome. Elle a fréquenté l’ école Harrow des jeunes musiciens, où elle a été en mesure de prendre part à une tournée musicale en Europe.

En 2000 , elle retourne en Italie après une absence de dix ans, en travaillant sur ​​des programmes de radio hip-hop.

Voici la chanson que j’ai choisi  » ROMA-BANGKOK  » interprétée  par Baby K, avec la voix de la chanteuse italienne Giusy FERRERI. Elle est extraite de son deuxième album studio Kiss Kiss Bang Bang sorti en 2015.

« Les paroles racontent la carte géographique de ma vie : Londres, Rome, l’Extrême Orient sont en fait les endroits où je vivais que je porte encore en moi et que je fais revivre à travers ma musique » (Baby K)

J’ai choisi cette chanson car je trouve le rythme entrainant…

Je vous souhaite une bonne écoute et j’espère que vous aimerez aussi !

Sidra NASEER

Classe UPE2A

Lycée Romain Rolland – Goussainville

 

 

 

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Sondage : Comment se divertissent les adolescents aujourd’hui ?

Dans le cadre du projet Hair, pour Zebrock, nous avons effectué un sondage auprès des jeunes de 14 à 17 ans au lycée Blaise Pascal à Brie Comte Robert sur leurs habitudes culturelles et leurs sources de divertissement. Sur les 60 questionnaires ayant été récupérés, nous en avons conservé 45 qui étaient réellement exploitables.

Voici un résumé de l’étude statistique que nous avons faite à l’aide des réponses des participants au sondage.

 

Combien de temps les 14 – 17 ans consacrent-ils à regarder des séries chaque semaine ?

La moitié des sondés dit regarder des séries pendant au moins 2 heures par semaine. Alors que 25 % des participants ont répondu qu’ils regardent entre 2 et 3 heures de séries hebdomadairement, certaines personnes disent y consacrer jusqu’à 15 heures par semaine. La moyenne hebdomadaire de 3 heures et 15 minutes de séries correspond à environ 5 épisodes.

On constate par ailleurs que les séries visionnées le sont en grande partie en streaming.

 

Puis, nous les avons interrogés sur le temps qu’ils passent devant la télévision chaque jour. Ces jeunes disent regarder la télévision au minimum 30 minutes, et pour certains jusqu’à 6 heures par jour. La moitié d’entre eux affirme regarder le petit écran pendant au moins deux heures par jour, et un quart d’entre eux pendant 2 à 3 heures, soit en moyenne 2 heures et 20 minutes.

La télévision conserve donc une place importante dans les sources de divertissement des jeunes.

 

En ce qui concerne la lecture, nous leur avons demandé s’ils lisaient des livres, romans, BD ou autres, et pendant combien de temps par jour. Les trois-quarts des jeunes interrogés, disent ne pas consacrer de temps à la lecture. Et donc, seulement un quart d’entre eux disent lire pendant plus de 45 minutes par jour.

 

Ensuite, nous les avons questionnés pour savoir pendant combien de temps ils surfent sur internet par jour, à l’aide de quel appareil et dans quel but. Ils répondent passer en moyenne 3 heures et 30 minutes sur internet quotidiennement, dont 2 heures et 30 minutes à partir de leur smartphone. L’usage d’internet est surtout consacré aux réseaux sociaux, auxquels 2 heures sont dédiées en moyenne chaque jour.

La moitié des sondés surfe plus de deux heures par jour, et principalement à partir de smartphones.

 

Ecouter de la musique est-il une pratique toujours aussi appréciée des jeunes ? La moitié du panel dit écouter au moins 2h de musique par jour et un quart dit en écouter au moins 3 heures, soit en moyenne 2 heures et 45 minutes de musique écoutée quotidiennement par ce public. Sans compter que certains jeunes écoutent jusqu’à 7 heures de musique par jour.

 

Parmi les autres sources de divertissement, les 14-17 ans consacrent en moyenne 3 heures par semaine à la pratique sportive, et seulement 1 heure 30 en moyenne aux jeux-vidéo.

 

BILAN : Ce sondage, qui devrait être effectué sur une population plus grande afin de mieux représenter la population des 14-17 ans, nous à cependant donné des informations intéressantes sur leurs moyens de divertissement.

Les adolescents de cette tranche d’âge lisent peu et jouent peu aux jeux-vidéo, mais ils consacrent la majorité de leur temps libre à regarder des séries et à surfer sur les réseaux sociaux. L’utilisation des smartphones est très importante. On peut supposer que de nombreux adolescents ont pris l’habitude de travailler en musique ou en pratiquant une autre activité en même temps : surfer sur internet ou regarder la télévision.

Bassta et Emily

 

Lycée Blaise Pascal, Brie-Comte-Robert

 

Image sous licence Creative Commons CC0 – Source : https://pixabay.com/fr/les-mains-smartphone-m%C3%A9dias-sociaux-1167618/

Une vie consacrée à la musique.

La classe médias du lycée Blaise Pascal a interviewé Edgard Garcia, chef du projet Zebrock, la musique en commun, le jeudi 21 janvier à l’auditorium de Brie-Comte-Robert, en Seine-et-Marne.
Est-ce vous qui avez créé Zebrock ?
C’est moi qui l’ai initié mais ce projet a été rendu possible grâce à la volonté politique du Conseil général de Seine-Saint-Denis qui a considéré qu’il était opportun de mettre des moyens publics dans un projet qui se destinait à populariser l’écoute de la musique auprès du jeune public et à travailler en direction des jeunes musiciens.

Quel est votre parcours professionnel ?
J’ai 59 ans. J’ai été à l’université de Villetaneuse en Seine-Saint-Denis. J’ai eu la chance de faire de la radio. J’ai eu beaucoup d’opportunités au moment où sont apparues les radios locales privées. J’ai travaillé dans une radio locale privée jusqu’à la fin des années 80. Après, je me suis assidument intéressé au projet Zebrock, la musique en commun. J’ai eu un parcours professionnel très modeste et je n’ai changé que deux fois de métier.

Avez-vous des projets professionnels en cours ou à venir ?
Je vais organiser une masterclass que je vais appeler « Do you Kulélé ? », où je vais apprendre à des artistes à jouer du Yukulélé. Je suis aussi sur un projet qui s’appelle « Les lendemains qui chantent », pour fêter les 80 ans du Front populaire. En 1936, le Front populaire a inventé quelque chose qui aujourd’hui me permet d’exister, le temps libre.
Ewen et Erwan

Lycée Blaise Pascal, Brie-Comte-Robert

Hair, un film décoiffant.

Hair déborde d’originalité. C’est une comédie musicale qui nous envoie un souffle de liberté puissant ! C’est une histoire bouleversante. En effet, plusieurs sujets sont abordés tels que la guerre, la sexualité…Thématiques tellement d’actualité !
Au 21ème siècle, nous avons des idées différentes de celles de la fin des années 60. C’est pourquoi il est intéressant de comparer les points de vue de la jeunesse d’aujourd’hui avec ceux de la jeunesse de l’époque. Le film fait voyager et fait oublier, deux heures durant, notre époque. Les acteurs qui incarnent les hippies sont excellents et nous ne voyons pas le temps passer. La volonté de profiter de sa vie sans être oppressé par les règles d’une société très stricte, est séduisante. Une fois le film commencé, le spectateur est directement happé par le scénario.
A quand la coupe hippie ?
Maeliss

Lycée Blaise Pascal, Brie-Comte-Robert