Petit Bain 1

Grand bain dans Le Petit Bain

ARTICLE / Plaisir à la musique, plaisir à la vie
Le mercredi 20 mars au soir, les derniers rayons d’un soleil crépusculaire léchaient nonchalamment le vitrage embué de la piscine flottante Joséphine Baker, c’est le dernier petit bain pour les retardataires parisiens. A côté, les élèves de seconde C posent malicieusement pour une photo souvenir : ils s’apprêtent eux aussi à entrer au Petit Bain, pas pour une séance de natation, non, pour une séance d’écoute, de ravissement, de réveil des sens pour mieux happer les sons et épouser le rythme. La musique totale qui appelle le corps et interpelle l’esprit.

Premier temps : échange avec le groupe Electric Electric

La proximité avec les artistes est plaisante et la conversation intéressante ; les idées arrêtées se dissipent et les clichés doucement s’estompent… et puis cette réelle volonté de tout savoir du groupe, de se l’approprier : le pari est déjà gagné et les réticences désormais dépassées : dans la vie il n’y a pas que le Rap, c’est le message que je martelais sans cesse à certains élèves pour qui le Rap est une clôture, une fin… après le Rap il n’y a rien : épitaphe à graver sur la tombe de la mère musique, heureusement que la question des goûts et des couleurs, ça se discute.

L’ambiance est bon enfant et Hugo C. clôt l’échange avec cette question à l’adresse des artiste : « Où se trouvent les toilettes ? »

Deuxième temps : échauffement avec les artistes de la musique Électro

Nous sommes au Petit Bain pour ungrand bain, le ton est donné dès les premières notes, le rythme tel un torrent envahit les veines et impose les mouvements, les articulations s’assouplissent et les têtes dandinent, les corps sont gouvernés par des gravitations venues d’ailleurs, d’autres mondes, commence alors la rencontre avec les extraterrestres strasbourgeois. Sur la planète de l’électro-strasbourgeois, ils sont connus sous le nom de ‘’Electric. Electric’’. La montée en puissance est vertigineuse, nul étonnement donc quand Ouadie danse avec une chaise…enfin, chacun sa partenaire, d’autres ont dansé avec les loups.

Ce moment de symbiose se prolonge jusqu’à pratiquement minuit, les élèves avaient cours le lendemain, ils devaient donc reprendre le carrosse avant minuit, avant qu’il ne se transforme en citrouille.

Axel Hammas
Lycée Gaston Bachelard Paris 13e, 75, Paris

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