P1050513

Interview du batteur et d’un musicien du groupe Déportivo à La Clef (2014)

INTERVIEW


De quand date réellement la création du groupe ?

La création du groupe, en tant que tel, remonte à 2004. C’est la date de sortie de notre premier CD. C’est à la fin de nos années lycée. Nous avions un peu plus de 18 ans.

Pouvez-vous nous expliquer le choix du nom de votre groupe ?

Deportivo est un mot espagnol. A l’époque de la création du groupe, on allait souvent passer des vacances en Espagne. On parlait beaucoup de foot. Deportivo est le nom de beaucoup de clubs de foot là-bas…  Ce mot nous a plu : on l’a choisit. Pas de rapport vraiment spécifique avec l’Espagne ou le foot. Juste un mot qu’on aimait…

 Quand et pourquoi avez-vous commencé à jouer de la musique ?

On a commencé à jouer de la musique quand nous étions au lycée. On avait envie de faire notre propre musique, de faire comme les groupes que l’on aimait, envie de partager notre musique.

Après on a eu envie de recommencer car jouer, et surtout faire des concerts est un vrai plaisir dont on aurait du mal à se passer. On adore être sur scène !

Comment s’est formé le groupe ?

On se connait depuis l’école primaire. Nous sommes trois (Jérôme, chanteur/guitariste, Julien, batteur/kazoo et Richard bassiste). Comme nous nous connaissons depuis très longtemps nous avons beaucoup de complicité entre nous et des liens d’amitié très forts.

Aujourd’hui nous serons cinq sur scène : deux autres musiciens joueront avec nous, un guitariste et un musicien au clavier. Comment avez-vous appris la musique ?

Nous avons appris seul à jouer de nos instruments. Moi, J’ai choisi la batterie car c’est un instrument physique qui me défoule. C’est un peu un défouloir !

Interview

 Ecrivez-vous les textes à 3, la musique à 3 ?

C’est Jérôme qui écrit les textes. On fouille en nous pour faire notre propre musique. On essaye d’autres inspirations mais finalement « Tu joues comme tu es ».

Chaque groupe a sa façon de fonctionner. Quand l’un d’entre nous propose un texte ou un air, en général les autres adhèrent. On crée ensemble. Il y a une première impulsion, très vite une phrase, une mélodie. Jérôme avance sur les paroles et nous les musiciens sur la musique. La musique peut venir avec ou sans parole. On essaie de  faire des passerelles entre les styles musicaux, ne pas s’enfermer dans un style. Avec internet, tout va vite maintenant…

La musique, c’est du collectif et parfois, il y a des moments de flottements car on fait tout ensemble : les chansons, les tournées… Il y a un équilibre à trouver mais on est des potes avant tout !

 Y-a-t-il n message que vous voulez faire passer dans vos textes ?

Il n’y a pas de message, de revendication dans nos chansons, plutôt des sentiments, des émotions des moments de vie. Pour nous, la musique, c’est la vie. On parle du quotidien et de ce que l’on ressent. Ce qu’il y a à comprendre est entre les lignes.

 Pourquoi mélanger le français et l’anglais ?

On mélange le français et l’anglais car c’est la phrase qui compte, la façon dont elle sonne. Peu importe qu’elle soit en français ou en anglais.

 Vivez-vous de votre musique ?

Nous n’avons pas d’autres activités. Jusque là nous avons vécu de notre musique.

 « Moi je suis surveillant dans un lycée, nous dit le musicien présent ce soir. Je ne vis pas de ma musique. »

 Quelle est la particularité de votre dernier disque ?

Jusque là, nous étions produits par un label important, Universal. Mais ce producteur a décidé de ne plus nous suivre. On est maintenant indépendant et nous avons notre propre label. Nous finançons actuellement notre disque, Domino sorti en 2013, notre tournée, la pub… avec les indemnités que nous avons reçu d’Universal. On croit en ce que l’on fait et on espère continuer car même si on peut se reconvertir dans un autre domaine professionnel, «  je ne peux pas imaginer vivre sans concert ni tournée » nous dit Julien. D’autres groupes l’ont fait et c’est ça qui est difficile à supporter.

Maintenant, on s’occupe de tout : la communication, l’organisation car nous n’avons plus une grosse boîte derrière nous.

 Comment conciliez-vous vie privée et musique ?

On arrive très bien à concilier notre vie privée et notre vie de musicien : « J’ai deux enfants, nous dit Julien, par moments je suis beaucoup avec eux, quand je ne suis pas en tournée et par moments je ne suis pas là. Mais on a trouvé un équilibre ».

On adore  jouer sur scène : on a déjà joué au Canada, en Russie… et là nous avons une grande tournée en 2014 sur toute la France : Marseille, Paris à La Cigale …

interview réalisée le 31 janvier 2014
Lycée Jean-Baptiste Poquelin – Yvelines

Next ArticleBlaise Pascal interviewe St Michel