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Jône, « Ma belle enfance » Rock, batterie, poésie

CHRONIQUE / Fin 2010 ‘ma belle enfance ‘remet les pendules à l’heure : délestée de ses parures clinquantes, la reine du rock peut faire des ravages en terre électro.

Une francophone lookée, qui trime pour se forger une réputation de bête de scène et matraque un rock teinté d’électro et de batterie, on ne demande pas plus.

On constate que tout est fait pour que dame mélodie soit toujours plus lumineuse. La suite relève de l’enchainement de perles, pour la plupart à la  mode en ce moment.

Jône fait clairement référence à des instruments et à la poésie, comme si ses titres parlaient de ses propres histoires.

Un album qui réunira amateurs de rock et d’électro auquel on ne reprochera que sa brièveté.

En voilà une qui n’a pas peur de chanter en français, et de n’en faire qu’à sa tête. Nelly Lavergne n’imite personne sauf peut-être .de très loin, l’inimitable Brigitte Fontaine lorsqu’elle balance, tel qu’un pavé dans la mare, un bagou poétique qui flirte avec la normalité.

Ça dure le temps d’une chanson, la cave, et la liste des espoirs et les limites du quotidien en les sublimant par un regard oblique. Le reste du temps, Jône pousse l’excentricité au rang d’art de vivre ; avec subtilité, avec douceur et parfois même avec tristesse.

Les arrangements électro jazz de John  Guidon ronronnent et dissonent le dos rond et le front baissé.

La  voix de Jône s’aventure dans différentes octaves dans d’étonnantes ruptures de rythmes. Elle résonne d’une confiance en soi presque hors du commun, et pourtant elle nous rappelle forcement quelqu’un, à la fois agréable et efficace.

A Hollywood, ce n’est pas cette voix qui tient le premier rôle : à la télévision, ce n’est pas celle qui gagne la finale. Elle nous est familière comme si c’était une part de nous-mêmes. Cela tombe bien, on n’est ni à Hollywood, ni sur TFI mais dans une réalité sans ambages, essentielle et incontestable.

élèves du Lycée Erik Satie, Paris 75014

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