On t’aime quand même Beyonce !

Celle qui a triomphé, avec Destiny’s Child et qui continue de briller depuis, avec les incontournables tubes de ses deux précédents opus. « Sasha Fierce » est le côté de sa personnalité qui est justement tout ce qu’on aime chez elle, la bombe « anatomique » capable de transcender un dance floor ou un Bercy, à force de déhanchés hérités de Tina Turner et de vocalises chevauchant des mélodies irrépressibles. Découvrons ensemble celle qu’on appelle la diva. Dès les premières mesures de « Single Ladies (Put A Ring On It) », on est en territoire connu, on retrouve cette couleur de voix familière depuis Destiny’s Child. Pour ce chapitre, elle fait appel à une congrégation de co-producteurs peu connus, pas de Timbaland ni de Pharrell Williams ici, juste un titre écrit avec Rodney Jerkins.

Pas non plus de featuring : aucun rappeur sur ce disque, Beyonce s’est voulu seule maîtresse de ce troisième effort, et là encore, si on se doit de souligner la recherche de créativité sur les arrangements (de voix), et les effets spéciaux sonores, on reste un peu sur sa faim en matière de hit potentiel du calibre de ceux auxquels elle nous avait habitués. L’ensemble (avec les bonus, car de façon peu démocratique, le « double album » existe en version de luxe avec plus de morceaux disponibles) sonne assez peu R&B, plutôt comme une démonstration de pop technologique, agréable mais qui laisse peu d’impact sur les sens. Le gimmick d’I Am.. « Sasha Fierce » révèle une relative panne d’inspiration pour la diva. Mais Beyonce ne cesse de nous faire danser et de nous fasciner…c’est pour cela qu’on lui pardonne ses « baisses de régime ».

Camille et Ouarda

Lycée Ferdinand Buisson

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